L'Épiphanie dans la tradition populaire
Tradition de tirer les Rois
La tradition veut que l'Épiphanie soit l'occasion de « tirer les rois » :
une figurine est cachée dans une pâtisserie et la personne qui
obtient cette fève devient le roi de la journée.
Cette pratique trouverait son origine dans les Saturnales
de la Rome antique.
En France, depuis le XIVe siècle, on mange la galette des Rois
à l'occasion de cette fête.
La tradition veut que l'on partage la galette en autant de parts
que de convives, plus une.
Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge »
ou « part du pauvre », était destinée au premier pauvre qui se
présenterait au logis.
Un usage moderne veut aussi que la traditionnelle fève soit
accompagnée ou remplacée par un petit sujet caché à l'intérieur
de la pâte de la galette des Rois.
La personne ayant dans sa part la fève sera symboliquement
couronnée roi ou reine et devra offrir la prochaine galette ;
quant à celui qui a le sujet, il devra offrir la boisson (
mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse... ).
Lorsqu'il y a des enfants, l'un d'entre eux – en général le plus jeune –
doit se placer sous la table et, tandis que la personne qui fait
le service choisit un morceau, l'enfant désigne le destinataire
de cette portion.
Des variantes se sont développées. Certaines familles s'arrangent
pour que la fève ou la figurine revienne à un des plus jeunes enfants.
Il est couronné roi ou reine.
Il choisit alors son roi ou sa reine qui est souvent sa mère
ou son père. Fréquemment, les « Rois » sont tirés plusieurs fois
au cours de la période.
Dans le sud-ouest de la France, traditionnellement, on ne prépare
pas une galette, mais un gâteau des rois qui est une brioche en
forme de couronne, que l'on nomme « coque » et qui est couverte
de sucre granulé.
Dans le sud-est, cette même couronne est, en plus du sucre, garnie
et couverte de fruits confits.
Un santon (généralement santon-puce) tend à remplacer la fève.
Cette « couronne des Rois » est toujours très présente mais se fait
souvent concurrencer par la galette, moins chère
(les fruits confits sont coûteux) mais aussi de fabrication
et conservation (voire de manipulation !) plus facile.
On trouve des coutumes similaires en Espagne, au Portugal
(Bolo Rei) et dans les pays d'Amérique latine.
Le Día de los Reyes Magos y est souvent un jour férié et
les enfants y reçoivent leurs cadeaux plutôt qu'à Noël.
Les artisans boulangers-pâtissiers offrent tous les ans la galette
de l'Élysée.
Cette galette ne contient pas de fève de façon à ce que le président
de la République ne puisse pas être couronné.
Cette tradition remonte à l'année 1975, date à laquelle fut
offerte à Valéry Giscard d'Estaing une galette géante
d'un mètre de diamètre
En Belgique et aux Pays-Bas : on mange également une galette
à la pâte d’amande.
Le plus jeune se cache sous la table pour désigner les parts et le roi
du jour choisit sa reine.
Pendant la journée les enfants parcourent les rues en chantant
la chanson de l’étoile et font du porte à porte pour recevoir des
mandarines et des bonbons.
Cette coutume tend à disparaître en Belgique.
Dans les campagnes flamandes cela se fait encore.
Notons au passage qu’en Wallonie, c’est à ce moment qu’on commence
la préparation du Carnaval.
La tradition de tirer les Rois existe aussi dans le sud des États-Unis,
sous le nom de king cake. Ceux-ci sont mangés pendant toute la période
qui va de l'Épiphanie jusqu'au carnaval de mardi gras.
La fête a lieu le 6 janvier.
En Grèce et à Chypre, la galette « des rois » est interprétée
comme galette « de saint Basile ».
Le nom « Basile » signifie en effet « roi » en grec.
On tire donc les rois le 1er janvier, jour anniversaire de la mort de
saint Basile de Césarée et jour de la fête du saint.
Les jeunes enfants aiment tirer les rois, c'est un moyen pour
eux de réussite.
La Fête des Rois, appelée Epiphanie, mot d'origine grecque
qui signifie Apparition,
Elle commémore la visite des Trois Rois Mages :
Melchior, Gaspard et Balthazar, venus porter des présents
à l'enfant Jésus, et guidés au long du voyage pas l’Etoile du Berger,
la plus brillante de toutes.
Ces présents sont :
- La Myrrhe, gomme résine aromatique
produite par un arbre d’Arabie.
- L’Encens, substance résineuse provenant d’Afrique,
d’Arabie ou d’Inde et dégageant un parfum pénétrant
quand on la fait brûler. Il est utilisé lors de certaines cérémonies r
eligieuses sous forme de bâtonnets ou de cônes.
- L’Or, métal précieux inaltérable ayant beaucoup
de valeur. Il personnifie aussi l’excellence,
la perfection et la rareté.
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